Aujourd'hui, j'ai eu l'impulsion d'aller faire un tour dans un magasin où il y a des livres usagés à vendre. Je suis tombée sur le livre "Menopause with Science and Soul" de Judith Boice. Je ne crois pas que j'ai été surprise une seule seconde, juste intriguée par le contenue du livre. Dès que mes yeux se sont posés sur la tranche du livre, j'ai su qu'il était là pour moi, que c'était pour que je le trouve que j'avais eu envie d'aller faire un tour dans ce magasin. En l'ouvrant, j'ai même réalisé que je connaissais certains noms des femmes qui avaient été approchées pour la partie plus spirituelle du livre. Certain y verront une coïncidence, une synchronicité, j'y vois un message de la Déesse. Je sais qu'Elle entends quand je m'inquiète, quand je suis insécure. Aujourd'hui, j'ai su qu'à l'heure de ma ménopause, je trouverais de l'aide, je serais accompagnée, que d'autres femmes me ressemblant avait passé par là et qu'elles avaient écrit sur le sujet. Aujourd'hui, la Déesse m'a répéter encore une fois d'avancer en toute confiance. Elle veille sur moi et ça réchauffe mon être tout entier.
Femme, païenne, maman, épouse... Dans l'ordre et le désordre.
lundi 13 janvier 2014
lundi 6 janvier 2014
Menstruations
J’ai eu mes premières menstruations à l’âge de
11 ans et j’en ai maintenant 34 (ou presque). J’ai harnaché mon cycle
avec la pilule pendant 13 de ces 23 années (bientôt les noces d’argent
pour toi et moi, Lunes Rouges). Il y a 7 ans,
ma pilule a cessé de fonctionner correctement et son remplacement me
faisais littéralement grossir à vue d’œil (ce qui me faisais le lundi ne
me faisais plus le vendredi). J’ai eu la chance d’avoir été assez en
confiance pour prendre la « chance » qu’un condom
perce et que je devienne enceinte. Je ne regrette aucunement ces 13
années, la pilule m’a permis d’être souveraine de ma sexualité, de
pouvoir faire ce que je voulais avec qui je voulais sans craindre d’être
attachée à cette personne si, par malheur, le condom
faisait défaut. Il reste que quand j’ai décidé d’arrêter la pilule,
j’ai ressenti une véritable libération. D’abord, j’ai eu des ovulations
pour la première fois depuis des années. J’ai pu ressentir toutes les
parties de mon cycle, tous les changements
de mon corps, de mes humeurs, de mes capacités. Je me sentais plus
complète, plus réelle, plus liée à la Terre et plus incarnée dans les
autres niveaux de conscience (Disclaimer : experiences may differ. Ce
qui a été pour moi, ne le sera pas nécessairement
pour d’autre et n’est certainement pas mieux ou pire que ce que d’autres
choisissent ou vivent). Je me comprenais mieux et je suis persuadée
que, dans mon cas, je ne me serais jamais aussi bien connue en restant
sur la pilule. J’aime être menstruée, même si des
fois, je souffre atrocement, même si je me fatigue vite, même si j’ai
l’humeur, heu, pointue… C’est pour moi le moment le plus « sorcière »
du mois, c’est celui où je me sens le plus focusé pour faire de la
magie, même si je n’ai jamais la force d’en faire
beaucoup. Ce que je fais, compte. C’est le moment où je suis la plus
lucide dans mon introspection. C’est un moment magique et mystérieux.
Et voilà que je contemple la fin de tout ceci. En étant réaliste, on
peut penser qu’il ne me reste qu’une dizaine
de bonnes années de menstruations. Ensuite, mon utérus se tarira,
ensuite mes cycles ne seront plus… Ensuite? Ensuite quoi? Qu’est-ce
qui vient ensuite? À quoi ça ressemble, une vie linéaire? J’avais 11
ans quand mes premières Lunes Rouges se sont déclenchées
et mes cycles ont toujours été réguliers depuis. Je ne me souviens pas
du tout de ce qu'il y avait « avant ». Même sous le joug de la pilule qui
décidait quand elles arrivaient, mes menstruations ont toujours été là,
fidèles, comme une horloge. Je n’ai jamais
contemplé l’idée de les faire disparaitre. La Nature, elle, va
cependant s’en charger. Ça me fais peur.
Dans la Wicca traditionnelle, et dans bien des
spiritualités païenne, la vie de la Femme est séparée en 3 : la Jeune
(Maiden), la Mère et la Vieille (Crone). J’ai pris 32 ans avant
d’entrer dans la phase de la Mère, j’y suis vraiment incroyablement
bien et je ne pourrais en profiter que pendant 10-15 ans? Ensuite, je
passerai à la phase de la Vieille? Fuck this shit! Tout comme je ne me
sentais pas vraiment une Mère, mais plus vraiment la Jeune non plus
avant d’accoucher de mon fils, je ne crois pas
que j’aie la sagesse nécessaire à rejoindre l’archétype de la Vieille.
Alors quoi?
Plusieurs païennes militent pour l’ajout d’une
phase à la vie de la Femme. Selon moi, ça fait du sens, il y a quatre
saisons et quatre phases à la Lune (ben oui, Ascendante, Pleine,
Descendante, et Noire). Bien que je ne sois pas certaine
de l’appellation que j’ai vu pour cette phase (la Reine), je crois que
l’on a besoin de cette phase. Je serai à l’Automne de ma Vie, mais pas
encore rendue à l’Hiver. Je voudrai continuer à être un peu la Mère et
je glisserai lentement vers la Vieille.
Mais cette phase, c’est quoi? Qu’est-ce qui la caractérise? Comment
elle se vit? Est-ce que je sentirai encore cette force de la magie? Quel sera mon rôle? Étrangement, je n'ai pas envie de défricher ce chemin, j'ai envie qu'on me guide un peu, qu'on me donne une idée de ce qui m'attends. Je sais que personne ne peut vraiment décrire ce qu'un archétype vit ou ressent, pas plus que je ne pouvais m'imaginer ce qu'était l'archétype de la Mère, je ne peux m'imaginer celui de la "Reine", mais j'avais une idée de ce que la Mère était. On m'en avait parlé, on m'avait expliquer un peu, d'autres femmes avaient partagé leur expérience avec moi. C'est sécurisant, le partage, l'expérience des autres. On dirait que pour l'Automne de la vie de la Femme, les femmes sont encore à découvrir, qu'elles même pataugent dans leurs découvertes. Peut-être que je passe à côté de bonnes ressources ou peut-être que je ne suis pas assez proche de la prochaine phase pour que les connaissances viennent à moi. Chez les épaulards, les femelles sont ménopausées pendant beaucoup plus longtemps qu'elles ne sont fertiles. Leur rôle semble être d'aider les autres femelles avec leur petit. Un rôle actif de conseillère donc. Je serais à l'aise là dedans, je crois... Je dois faire confiance à la Vie, mais ce soir, j'aimerais un peu plus de guidance.
samedi 4 janvier 2014
Nouveau départ
Bon, clairement, le projet du Pagan Blog Project fut une demi-réussite au mieux.
Je me suis rendue compte que l'idée était bonne, mais que le format que j'ai choisi était trop fastidieux.
Pour l'instant, j'ai besoin d'un endroit où je peux écrire certaine de mes pensées, juste un endroit pour dire ce que j'ai à dire, sans contrainte de temps. Aussi, ma langue d'expression, c'est le français, la traduction anglaise que je m'imposais à chaque billet ne me semble plus pertinente étant donné que ce blog deviendra plus personnel (mais toujours païen).
Donc, nouveau départ pour 2014... à suivre!
dimanche 23 juin 2013
I comme dans Inspiration (ou le manque de) / I as in Inspiration (or lack of)
(English translation below)
Pas mal chacun d’entre nous fait des efforts
pour avoir une pratique régulière, nous tendons vers une pratique
quotidienne. Pour plusieurs d’entre nous, un des moyens utilisés est la
répétition de certains éléments : la célébration des
sabbats, des esbats… Après expérimentation, on trouve ce qui
fonctionne, ce qui nous soulève et on le reproduit. Avec la vie profane
qui peut prendre le pas sur la vie sacrée, il peut arriver que les
seuls actes magiques que nous fassions soient ces répétitions.
Et avec le temps, on peut devenir blasé, la magie perds de son sens et on commence à avoir envie d’autre chose. Oui, mais quoi?
On se dit « aujourd’hui, je vais faire un nouveau rituel » ou « aujourd’hui, c’est la plein lune, je vais la célébrer ».
On s’installe devant vos livres, entourés de
nos outils, on a peut-être même allumé de l’encens, et... 4 heures plus tard,
on est encore là, 40 milles livres ouverts autour de
nous, mais rien d’écrit sur ce beau papier blanc
qu’on tient à la main (ou sur votre portable ou votre tablette, mais c’est tellement moins romantique. ). Ou encore,
on lit sur le paganisme et
on rencontre deux millions de sujets qui s’offrent à
notre expérimentation, mais tout est soi hors de
notre portée soi,
pire encore, hors de notre
intérêt. On veut que notre vie reflète l’émerveillement et la révérence
que l’on a pour nos déesses, dieux, esprits(…) mais tranquillement, à
cause du désintérêt pour les rituels trop usés,
le plus proche qu’on en est, c’est de participer à des groupes Facebook
païens.
Rassurez-vous, même s’il y a des exceptions (et nous en connaissons tous au moins une avec
laquelle nous ne cessons pas de nous
comparer), la plupart des gens passent beaucoup plus de temps à chercher
quoi faire (et à être bloqués) qu’à
actuellement faire des rituels. Et avec le temps
et la pratique, on voit plus facilement le sacré dans le profane, ce
qui diminue le besoin pour des rituels (parfois même complètement, chez
certains. Mais pas chez moi! ;) ).
J’ai eu une grosse période de page blanche, il y
a quelques années. Plus rien de ce que je faisais ne me tentais.
J’avais envie de quelque chose de nouveau, de frais, mais mes recherches
ne donnaient rien. J’étais ensevelie par la quantité
d’informations (de qualité très inégale) que l’on pouvait trouver sur
Internet (soyons honnête, c’est le bordel complet).
Alors je me suis tournée vers ma source
d’information favorite : les livres (et ma propre personne). J’ai
commencé par me demander ce que, moi, j’aimais dans ma vie profane. Je
suis partie de là pour voir s’il y avait des pratiques spirituelles
qui y étaient relié, si quelqu’un avait un peu défriché le terrain
avant moi. Et oui. Peu importe ce que vous aimez, il y a sûrement
quelqu’un qui l’a utilisé dans une optique sacrée, si j’en juge par le
nombre de page web que j’ai consulté. Le « self-publishing »
a aussi explosé avec l’arrivée du e-book et on trouve sur le marché un
bon nombre de livre (certains très courts, à peine plus qu’un feuillet)
sur les expérimentations faitent par des païens. C’est de la UPG
(unverified personnal gnosis), mais c’est un bon
point de départ (voir F comme dans Fluffy). Il y a aussi quelques
livres qui constituaient de vrais mines d’or d’idées, comme les Magical
Almanac de Llewellyn. Ces livres proposent de courts articles sur plusieurs, plusieurs
sujets qui font de bon points de départs pour l’exploration. Je suggère de ne pas lire
le livre d’un coup, mais de lire un ou
deux articles par jour, juste avant le coucher par exemple, pour nous
laisser le temps de réfléchir, de les intégrer et de voir lesquels
éveillent notre curiosité. Il existe aussi plusieurs
bonnes revues accessibles par le net ou la poste. Chez nous, nous
avons entre autre le Soleil de Minuit qui est publié gratuitement tous
les 3 mois. Et quand c’est possible, utiliser les ressources des
bibliothèques publiques. Plus il y a de livres sur
le paganisme qui sont empruntés, plus il y en aura d’achetés.
Bref, voici mes petites étapes pour résoudre la panne d’inspiration.
1- Savoir ce qu’on aime dans la vie (c’est l’étape la plus longue)
2- Trouver ceux qui ont
utilisé cet intérêt dans leur pratique avant nous (Ben, oui, il y en a.
Oui, ça se peut qu’il n’y ait que trois autres personnes dans le monde
qui créent des statues de Déesses avec
des bananes, mais c’est 2013. Ils sont sur le net)
3- Lire, mais pas trop. C’est lourd quand on est en panne, ça décourage.
4- Essayer
5- AVOIR DU PLAISIR
6- Lire plus
7- « Fais-le ou ne le fais pas… Il n’y a pas d’essai. » Fini le niaisage, on s’y plonge.
Si c’est plate, si on arrive au bout de notre intérêt, recommencer l’étape 1
Pendant que je figurais l’étape 1, faire des
petits gestes dans ma vie profane pour souligner les événements sacrés
m’a beaucoup aidé. J’ai établis plusieurs traditions culinaires pour
les jours de sabbats. C’était facile de trouver des
recettes liées avec les différents sabbats et comme j’allais cuisiner
de toute façon, aussi bien combiner les deux. Ma plus grande réussite
fut le Pain du soleil qui revient que je fais à Imbolc. Mon mari est
très au courant
de la date de Imbolc. C’est son festival préféré, parce-que… Pain du
soleil qui revient. Étrangement, ce moyen qui ne devait servir qu’à
garder ma connexion avec le cycle des saisons est devenu un pilier de ma
pratique. Il m’a permis de toucher au Kitchen
Witching et à prendre pleinement conscience des particularités des
saisons de l’endroit où je vis. J’adaptais mes recettes en fonction de
ce que je pouvais trouver localement. J’ai aussi adapter mes rituels
des sabbats à ces particularités quand je m’y suis
remis. Même les plus petits pas peuvent mener à une découverte importante.
Je vous propose un petit concours, j'ai trois Magical Almanach d'années passées et j'en offre un aux trois premières personnes qui laisseront une réponse à ce billet. Ce sont des copies usagées, dont une qui provient d'une bibliothèque publique et ils sont en anglais. Ce concours n'est ouvert qu'aux Canadiens et aux Américains.
*****
Most of us try to have a regular practice, we aim toward a daily practice. For some of us,
a way used to achieve regular practice is repeating some elements: celebrating sabbats and
esbats for example. We
experiment, find what works, what makes us rise and we do it again and
again. With profane life that can take over sacred life, these
repeating actions can become the only actions we do. With
time we become blasé, magic loses its sense and we are longing for
something new. Yes, but what?
We tell ourselves « today, I will create a new ritual » or « tonight is the Full Moon, I will celebrate it”.
We sit before our books, surrounded by our tools,
we may even have lighted incense and… 4 hours later, you are still there, 40 thousands books opened around
us, but nothing is written on this beautiful white paper
we hold in our hand (or on your laptop or tablet, but it is way less romantic.). Or
we are reading on paganism and
we come across two million subjects we could explore, but none are easily affordable, or worst, none genuinely interest
us. We want our lives to reflect our
awe and our reverence for our goddesses, gods, spirits (…) but slowly
but surely, because of our disinterest for worn out rituals, the closest
we are to it, is being active on pagan Facebook
groups.
Let me reassure you, even if
there are exceptions (and we all know at least one and always compare
ourselves with her/him), most people spend more time searching for what
to do (and getting stuck) then actually doing
any ritual. And with time and practice, it gets easier to see the
sacred within the profane, which reduces the need for rituals (even
completely for some people. But not me! ;) )
I was hit with this boredom a
few years ago. Nothing I was doing was fulfilling anymore, I did not
feel like doing any of it anymore. I wanted something new, something
fresh, but my research were not giving any good
results. I was overwhelmed with the amount of informations (of very
uneven quality) on the Net (let’s be honest, it is quite a mess).
So, I turned to my favorite
source of info: books! (and myself ;) ). I started by asking myself
what I liked in my profane life. I went from there to see if there was
any spiritual practices related to my interests,
if anyone had stared the work before me. And yes, there were. Judging
by the number of web results in Google, whatever you like in your
profane life, chances are, somebody uses it in a spiritual way. With
the arrival of ebooks, self-publishing has
become easier and a lot of books written by pagans about their
experiences are now available (some are very short, no more than 10
pages long). It is obviously UPG, but they can be a good
starting point (see F as in Fluffy). There are also books that are a
goldmine of ideas, like the Magical Almanac published by Llewellyn.
These books are a collection of very short articles on many, many
different subjects. I suggest that you do not read
them cover to cover on one sitting, but that you read one or two at a
time, before going to bed for example, and that you give yourself time
to think about them, to see which one interests you enough to pursue the
exploration. There is also a lot of webzines
(or regular magazine) that can do the same for you. And when possible,
use your public library. The more you borrow books on paganism or
paganism-friendly subjects, the more libraries will buy books about
these subjects.
So… Here are the steps I follow when I get stuck.
1- Knowing what I like in life (this is the longest step)
2- Find people who share this interest (Yes, they are there. Yes, it is possible that only three other person who like to make goddess statuary out of bananas, but it is 2013,
they are on the internet).
3- Read, but not too much. It is tiresome and, when you are in one of those dry spell, it can discourage you.
4- Try
5- HAVE FUN
6- Read some more
7- “do or do not, there is no try”. No more fooling around, it is time to truly dive in.
If in the end, we get bored again or if we simply reach the end of our interest, we go back to #1
As I was figuring step 1, I found that taking small actions, in my profane life
to acknowledge sacred events helped a lot. I established many
culinary traditions for sabbats. It was easy to find recipes online and
as I was going to cook anyway, why not combine the two? My biggest hit
was the Bread of the returning sun, which
I make at Imbolc. Now, my husband awaits Imbolc much more than I do.
It is his favorite festival because… Bread of the returning sun. These
little recipes, which were only supposed to help me keep in touch with
the cycle of seasons, became a very important
part of my practice. Through them I experimented with Kitchen Witching
and I took the whole measure of the particularities of the climate in
which I live in. I adapted the recipes according to what I could find
locally. When I went back to celebrating the
sabbat « properly », I also adapted my rituals accordingly with these
particularities. Even small steps can lead to important discoveries.
And I have a small contest, I have three Magical Almanach and I will give one to the first three person to leave an answer on this message. They are used copies and one of these comes from a public library. This contest is open only to Canadians and Americans, sorry about that.
Libellés :
Contest,
I,
Inspiration,
Magical Almanach,
Pagan Blog Project
H comme dans Halloween (ou la difficulté de réconcilier le profane et le sacré). / H as in Halloween (or the difficulty of reconciling profane with sacred).
(English translation below)
Mon mois préféré, c’est définitivement Octobre.
L’air est plus frais, les feuilles rougiront et tomberont dans le
mois. La vie devient calme et même les sons semblent feutrés. En plus,
c’est le mois où je vais à Salem. En plus, Octobre
culmine avec Halloween et Samhain.
Halloween, c’est la PLUS, PLUS MEILLEURE FÊTE DE
L’ANNÉE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! On se déguise, on sort la
nuit, on se couche tard et, bonus, on ramasse des bonbons! C’est aussi
le moment de l’année où je peux décorer à mon
goût sans que ça n’y paraisse. Après, je peux « oublier » une ou deux
décorations. Pour toujours. Ça pourrait arrivé.
Mais Halloween c’est aussi Samhain, le plus
sacré de tous les sabbats (pour moi). Celui où j’honore mes ancêtres,
où j’accueille la Mort et où je remercie d’être encore en vie. C’est
celui où j’accompagne le Dieu Cornu dans sa mort, dans
son sacrifice, où je pleure avec la Déesse.
Comment réconcilier ces deux célébrations si
différentes, surtout que les deux ont lieu le même soir? Lors de mes
jeunes et folles années, je les séparais. Je fêtais Halloween jusqu’à
ce que les enfants aient finis de passer (les
ados, vous êtes des enfants quand vous passez Halloween, essayez pas. Et c’est correct, mais
venez déguisés. Sinon vous aurez du brocoli.). Par la suite, je
m’enfermais dans ma chambre, puis plus tard mon salon, j’ouvrais
mon cercle et je célébrais le sabbat. Mon seul problème était quand
j’avais un party d’Halloween le soir même de Samhain. Je célébrais
généralement après le party et ce n’était jamais à la hauteur de mes
attentes.
Avec la naissance de mon fils les choses ont
changé (je vous ai déjà dit que tout changeait avec un enfant? Oh. Dans
tous mes messages à date? Êtes-vous sur? Ben, c’est vrai. Ce qui est
étrange, c’est qu’une fois que le bébé est là,
on s’en fout que ça change. Je l’ai déjà dit aussi?). Les cérémonies
tard le soir, ben, non merci! Je dois dormir, parce-que Petit Loup ici
présent, lui, il se réveille à la même heure tous les jours. Pis cette
heure, c’est 5h30 am. Ark.
Donc, comment on s’y prends. Premièrement, j’ai
inclus certaines pratiques plus spirituelles dans le profane, comme
d’ajouter une place à la table pour les ancêtres qui veulent venir
prendre un repas avec nous. J’ai aussi la chance d’appartenir
à un coven, alors j’ai célébré en coven, mais j’aurais pu appliquer à
ma pratique solitaire le même raisonnement que nous avons appliqués en
groupe. Premièrement, c’est possible de réduire au minimum les
activités qui sont vraiment améliorer en respectant
la date exacte du sabbat. Par exemple, lors de Samhain, le voile entre
les deux mondes est plus minces, c’est pour moi le bon moment pour la
divination, les messages passent mieux. Donc, faire un tirage cette
nuit-là, pour moi, est particulièrement approprié.
Je peux faire cette activité rapidement et efficacement. L’énergie de
Samhain reste pendant quelques jours, on s’est donc donné
le droit de reporter notre cérémonie
d’un ou deux jours. Aussi, il est possible de profiter de cérémonies
publiques qui sont offertes dans notre région. Ce n’est pas
nécessairement représentatif de ce que l’on fait dans notre
pratique personnelle, mais ce sont quand même de beaux rituels. Et en y
participant, on se sauve de toute la préparation, en plus de rencontrer des gens qui nous ressemblent. En plus, la plage horaire est fixée alors on ne
reporte pas indéfiniment notre rituel pour plier du linge, faire la vaisselle et autre tâches, toutes plus palpitantes les unes que les autres, jusqu’à ce qu’il soit
finalement trop tard pour entreprendre quoi que ce soit de magique.
Ce sont de petits trucs, mais ils m’ont bien
aidé. Le plus important est de se donner la permission d’être flexible
et de bien ordonner nos priorités.
******
My favorite month is,
without a doubt, October. The air is crisp, the leaves will turn red
and fall within this month. Life becomes more calm, more relaxed, even
the sounds are muffled. And it is the month where I
go to Salem. And October culminates with Halloween and Samhain.
Halloween is the BESTEST MOST
BEST HOLIDAY OF THE YEAR!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! We dress up, we go
out at night, we go to bed late and, bonus, we get free candies! It is
also the time
of the year where I can decorate according to my taste. And one or two
pieces could be “forgotten” after the holiday. Forever. That may
happen.
But Halloween is also
Samhain, the most sacred of the sabbat (for me). It is the one where I
honor my ancestors, where I welcome Death and give thanks to still be
alive. It is the one where I accompany the Horned God
to his death, in his sacrifice, where I weep with the Goddess.
How to reconcile both, when
they happen on the same night? In my wild years, when I was young and
reckless, I would separate them and celebrate both in the same night. I
would wait until the children were done ringing
my bell (teens, you are considered children when you trick or treat. It is fine by me, but come in disguise. Otherwise, you will get broccoli). Then,
I would lock myself in my room, and later in my living room, I would
open my circle and begin my ceremony. My only problem was when I had a
party on Halloween’s night. I would celebrate Sahmain after, but it was never as
great as I had envision it.
With the birth of my son,
things changed (have I ever said that having a kid changes everything?
Oh. In every post so far? Are you sure? Well, it does. But the weird
thing is that once you have your kid in your arms,
it does not matter. I already said that too?). Ceremonies late in the
night are out of the question. I need to sleep as my Little Wolf will
wake up at the same time every day. And that time is 5h30 in the
morning. Urg.
So, how can I do this?
First, I included more spiritual practices in my profane life. For
example, I dressed the table for one more person this year, just in case
any of our ancestors
would like to come and eat with us. I also have
the chance to be a member of a coven, so I celebrated with them, but
the same reasoning we made could be applied to my personal practice.
First, it is possible to reduce to
a strict minimum what you really need
to do on the exact night of the sabbat. For example, at Samhain, the
veil between the world is thinner, so it was important for me to do some
divination on the exact night of Samhain.
However, the energies of Samhain linger for a while longer, so we gave
ourselves the right to postpone our ceremony a few day later, on a less
busy day. It is also possible to take advantage of the public rituals
in your
area. They may not be as profound as your personal rituals, but they
are still meaningful. By attending, you cut all the preparation time
and you meet like-minded people. Furthermore, the date and time is
already set, so you cannot push back the time of
your ritual for folding clothes or washing the dishes or any of these
thrilling tasks until it is too late to do any magical work.
These are little tricks, but
they have helped me in the last year and a half. The most important
things are to give ourselves permission to be flexible and to put our
priorities straight.
Libellés :
H,
Halloween,
Pagan Blog Project,
Profane,
Sacred
mardi 23 avril 2013
G comme dans Gaïa / G as in Gaïa
English translation below.
Pour cette entrée, j'ai demandé à ma bonne amie Sòlveig Thémÿs de vous parler d'une déesse très chère à son coeur. J'espère que vous apprécierez! :)
G comme Gaïa
Pour cette lettre,
j’ai été invitée à vous parler de ma déesse Gaïa. Évidemment, il est facile de
trouver des informations sur l’internet alors, je vais plutôt vous décrire ma
relation avec Celle qui m’accompagne depuis 10 ans.
Cette Déesse, née du
chaos, est arrivée dans ma vie à un moment assez chaotique. Venue de nulle
part, Gaïa a su remplir un vide que je savais présent, mais que j’ignorais
comment régler. Longtemps, je me suis demandé pourquoi Elle? Pourquoi n’ai-je
pas une Déesse plus connue, plus « cool »?
Je crois que la
réponse est que j’avais besoin d’Elle. Gaïa est vraiment une déesse maternelle,
aimante, mais exigeante à sa manière. S’attendant toujours au meilleur de
moi-même tout en s’assurant de voir les efforts accomplis. Elle est patiente
(très!), car elle me connaît. C’est la clé de sa présence, j’avais besoin d’une
figure maternelle pour combler celle que j’ai trop idéalisée dans ma vie
profane.
Je crois aussi que ça
revient au peu à la question : sommes-nous choisis ou choisissons-nous nos
divinités-guides. Je crois que c’est le deux, le choix est conscient et
inconscient. Parce que bien souvent, nous nous sommes renseignés et espéré qu’une
divinité particulière vienne à nous. Mais notre inconscient vient brouiller les
cartes avec une autre. Parce que le but d’une Déité patronne est de justement
nous guider et nous amener ailleurs.
Et Gaïa a fait
justement ça avec moi, je peux facilement dire que je suis une personne
meilleure grâce à sa présence dans ma vie.
Par Sòlveig Thémÿs
For this entry, I asked one of my good friends, Sòlveig Thémÿs, to talk to you about a goddess that is very important to her. I hope you will enjoy her post! :)
G as Gaia
For this letter, I have been asked to tell
you about my goddess Gaia. Obviously, it is easy to find information on the
internet so I’m going to tell you about my relation with the One who has been
there for the past 10 years.
This goddess, born of chaos, came into my
life at a time rather chaotic. From nowhere, Gaia came to fill a void that I
knew but didn’t know how to fix. For a long time, I wondered why Her? Why don’t
I have a more known cool goddess?
I think the answer is that I needed Her.
Gaia is a really nurturing goddess, loving but demanding in its own way. She
always expects the very best from me while seeing all the effort I put into it.
She is (very) patient because she knows me. This is the key to her presence, I
needed a mother figure to fill the too idealized figure I had in my life.
I also think it comes down to just the
question: are we chosen or do we choose our divine guides. I believe it is
both; the choice is conscious and unconscious. Because often, we inquired and
hoped a particular deity come to us. But our subconscious is muddying the water
with another. And because the purpose of a Main Deity is just to guide us and
lead us elsewhere.
And Gaia did just that with me, I can
easily say that I am a better person thanks to his presence in my life.
By Sòlveig Thémÿs
F comme dans "Fluff" (et son importance) / F as in "Fluff" (and its importance)
English translation below
D’abord, je tiens à m’excuser pour le silence des dernières semaines. J’étais complètement et irrémédiablement bloquée sur la lettre F. Et pourtant, il y a longtemps que je voulais écrire sur le « Fluff ». Y a-t’il pire chose que d’être taxé de « Fluffy Bunny » dans le merveilleux monde du paganisme? Quelle ignominie. Les émissions comme Charmed ou les films comme « The Craft » définissaient les pourtour du Fluffy Bunny lorsque j’ai entamé ma voie spirituelle. Ce qui définit les pourtours depuis? Je ne pourrais le dire, vu que je m’en tiens , oh!, si loin, moi grande prêtresse de La Morrigan, érudite et éduquée! Je ne lis pas n’importe quoi, moi Messieurs, Dames. Que neni. Je lis seulement des historiens connus, des livres reconnus dans le domaines et/ou qui ont une bibliographie longue de 200000 pages et des thèses doctorales. Loin de moi, tout ce « fluff »!
D’abord, je tiens à m’excuser pour le silence des dernières semaines. J’étais complètement et irrémédiablement bloquée sur la lettre F. Et pourtant, il y a longtemps que je voulais écrire sur le « Fluff ». Y a-t’il pire chose que d’être taxé de « Fluffy Bunny » dans le merveilleux monde du paganisme? Quelle ignominie. Les émissions comme Charmed ou les films comme « The Craft » définissaient les pourtour du Fluffy Bunny lorsque j’ai entamé ma voie spirituelle. Ce qui définit les pourtours depuis? Je ne pourrais le dire, vu que je m’en tiens , oh!, si loin, moi grande prêtresse de La Morrigan, érudite et éduquée! Je ne lis pas n’importe quoi, moi Messieurs, Dames. Que neni. Je lis seulement des historiens connus, des livres reconnus dans le domaines et/ou qui ont une bibliographie longue de 200000 pages et des thèses doctorales. Loin de moi, tout ce « fluff »!
Et pourtant… J’ai commencé à lire « Sorcière » de Cate Tiernan.
Allez-y, jugez-moi! Vous ne pouvez pas me faire pire que ce que je me fais déjà. Il reste que je viens de finir le 13e
tome. Non seulement, je lis ces livres, mais en plus, je les lis en
français. Gasp! Mais où est passé
ma rigueur intellectuelle? N’ai-je donc plus peur de perdre une
subtilité de langage en lisant une traduction? Ben, non, quand même, pas
pour ces livres-là. Je ne me souviens même pas comment j’ai ouvert le
premier tome. Je pense que j’ai lu sur un forum
l’introduction d’une jeune fille de 14 qui disait avoir découvert la
Wicca par ce livre et je voulais vérifier l’étendue des dégâts. Ouais,
je suis ce genre de snobinarde. Le premier livre m’a proprement
horrifié. C’était plein d’aberration sur la Wicca
qui est décrit comme une religion millénaire (ça n’a même pas 100 ans),
les sept familles de sorcières de sang (Oh, my freaking Gods!) et c’est
à peine si ces dites sorcières de sang ne lancent pas des Fireball avec
leur esprit. Bref, ça ne vole pas haut.
J’ai donc expliqué en long et en large combien ces livres étaient
insignifiants à tous ceux qui me le demandait et à une bonne partie des
gens qui ne m’avaient rien demandé du tout. Pourtant, l’histoire ne me
sortait pas de la tête. Une semaine plus tard,
j’avais le deuxième entre les mains. (Loué à la bibliothèque quand
même. Faut pas exagérer). Bien que le poil me lève encore sur les bras
en lisant certains passages particulièrement erroné et irritant (une
personne qui nous est destiné, que l’on reconnait?
Il manque juste une aura à la Chevaliers d’Émeraude, pis on est en
business. ((Hen, quoi? Nanon, je ne les ai pas lu, pfft, tsst, pour qui
me prenez-vous!))), j’avoue à mon grand désespoir que j’aime vraiment
ça. Je crois que la plus grande raison pour cet
amour, c’est que ça me ramène à mes débuts dans la paganisme. Ça me
ramène à la magie de la découverte, à l’émerveillement devant tout ce
que je pouvais apprendre, tout ce que je pouvais faire. À l’immensité
des possibilités qui s’ouvraient à moi. Cette
série réveille la petite étincelle dans mes yeux. Cette étincelle a
tendance à perdre de son éclat quand on s’use trop les yeux dans des
livres et qu’on ne la nourrie pas assez de lumière. Cette lecture me
donne le goût de faire en plus de savoir. Soyons
honnête, si j’attends de tout savoir sur un sujet avant de
l’expérimenté, je ne ferai jamais rien. J’avais un peu oublié que faire
c’était aussi le fun, que faire faisait aussi partie de
l’apprentissage, que le faire ne doit pas nécessairement prendre
l’allure
serrée d’un protocole de lab pour être valable. Je déteste me tromper,
mais pourtant de grandes découvertes furent faite par « erreur ».
C’est définitivement par le faire que ce que l’on apprends devient
vraiment notre. Il n’est écrit nulle part que de
faire devait être ennuyant.
En plus de réveiller cette flamme, qui en soit
est une expérience bien personnelle et peut-être ne s’applique à
personne d’autre, il y a un autre grand avantage au « fluff ». C’est
une porte d’entrée dans un sujet, ce sont des informations
faciles à comprendre, souvent simplifiées à l’extrême qui éveille la
curiosité sans intimider. Même la série « Sorcière » n’est pas
complètement dénuée de contenu pertinent pour la Wicca. D’abord,
pendant toute la série, on parle de long apprentissage, de
besoin d’étudier, de se cultiver, ce qui est vrai. Aussi, j’ai
particulièrement porté attention aux herbes, pierres et runes dans le
dernier tome que j’ai lu et j’ai dû admettre que les correspondances
étaient bonnes. Donc, ce livre n’est pas complètement
une cause perdue, fireballs misent à part. Le grand danger du
« fluff », c’est d’y rester accroché. Quand on lit des livres qui ne
proviennent pas de recherches très creusées, on se rends compte qu’on a
rapidement fait le tour de l’information. Lire deux,
trois livres sur un sujet ne fais pas de nous des experts. Si au bout
de ces deux, trois livres on se rends compte qu’on n’apprends plus rien,
il est temps de changer de niveau de lecture, d’approfondir, de
chercher des auteurs plus académiques ou plus expérimentés
et non pas de se proclamer grand prêtre ou grande prêtresse. À moins
de prendre le titre de Grande Prêtresse du Lapin Soyeux. Le « fluff »
c’est bien, mais ça fait son temps. Ou ça sert à divertir. Bref, le
« fluff » c’est correct, mais être un « fluffy
bunny », non. Être un « fluffy bunny », ça démontre soi une paresse ou
un manque de rigueur intellectuelle soi une peur de se remettre en
question soi un égo démesuré. Le manque d’expérience ne peut pas être
entré dans cette catégorie (alors les vieux comme
moi, on prend 3 respirations positives). Et le manque d’expérience n’a
pas d’âge. Quand on se converti à 50 ans, on est autant néophyte
qu’une jeune fille de 14 ans, même si notre expérience de vie nous
permet d’avancer certaines facettes de notre spiritualité
plus rapidement. J’ai connu des femmes près de la 60aines qui se
condamnaient à être des « fluffy bunny », car elles refusaient
d’apprendre de gens dans la vingtaine qui étudiaient pourtant depuis une
dizaine d’années. Elles ne pouvaient pas croire que des
gens de cet âge avaient des choses pertinentes à leur apprendre. C’est
bien dommage… Tout le monde a des choses à apprendre de tout le monde,
la relation de professeur est très enrichissante pour ça, on y apprend
souvent autant sinon plus que les élèves.
Le « fluff » peut aussi être un grand atout pour
partager ses connaissances avec des enfants. Par exemple, si on veut
créer une tradition familiale, il est un peu difficile de mettre dans
les mains d’enfants de 6 ans une thèse de doctorat.
Même une histoire du Mabinogi, ce n’est pas évident. Par contre, un
mythe qui a régressé au rang de conte peut être une très bonne
introduction. On bâtit peu à peu dessus. Si tout le monde n’écrivaient
que des thèses doctorales, il y auraient un pas tellement
grand à franchir pour les parents (ou autre) qui veulent enseigner aux
enfants qu’ils se décourageraient probablement. Un texte déjà simplifié
peut être utilisé tel quel ou encore simplifié pour atteindre le niveau
des enfants. Cependant, il faut connaitre
son matériel bien au-delà du niveau « fluff » si on veut choisir les
bons éléments sur lesquels on pourra bâtir une connaissance forte.
*****
First, I want to say that I
am sorry for my silence these last few weeks. I was really stuck on the
letter “F”, which is weird since I have been wanting to write on
“fluff” for a while now. Is there something worse
than being called a “fluffy bunny” in the wonderful world of paganism?
TV programs like “Charmed” and movies like “The Craft” were defining
the boundaries of “fluff” when I started my spiritual path. What is
defining these boundaries nowadays? I could not
say as, I, great priestess of the Morrigan, erudite and educated, make
every effort to stand far from the “Fluffu bunny”. I do not read
rubbish, Ladies and Gentlemen. Oh, no! Not me! I only read books by
renowned historians, books recognized in their fields
and/or that have a 200000 pages long bibliography or doctoral
dissertations.
But, I have started to read Cate Tiernan’s Sweep.
Go ahead, judge me! You cannot do worst that what I am doing myself. Still, I just finished the 13th
volume. Not only am I reading these books, but I am reading them in
French. Gasp! Where is my intellectual
rigour? Am I not scared that I may lose something in translation?
Well, no, not for these books. I am not sure how I started reading the
first book. I think I saw on a forum a 14-years-old saying that she
discovered Wicca by these books and I wanted to
see how much damage had been done. Yeah, I am that kind of snob. ;)
The first book horrified me. It was full of aberrations about Wicca,
which is described as being thousands of years old (try not even 100),
where there are seven families of blood witches
(oh, my freaking Gods!) and these witches are almost able to throw
fireballs with their minds. Not very good. I explained in details to
anybody who wanted to hear me out and a lot or just happened to be
within earshot, how irritating this book was. However,
I could not stop thinking about it. A week later, I had the second one
in my hands (lent from the library, no need to exaggerate here). Even
if my skin still crawls at certain passages (you can actually physically
feel your soul mate?), I must admit, to
my dismay, that I like these books. My love (yeah, there I said it:
love) probably comes from the fact that these books bring me back to the
beginning of my spiritual path. They bring me back to the magic of
discovery, to the awe before all that there was
that I could learn, before all I could do. They bring me back to the
vastness of possibilities that could be mine. This series brings back
the light in my eyes, the one that was dimed because it may have looked
too long at pages and not enough at other sources
of Light. Reading Sweep makes me want to do in addition to know.
Let’s be honest, if I wait to know all there is to know on a subject
before experimenting, I will never do anything. I think I may have
forgotten a bit about the joy of doing, that doing is
part of learning and that doing does not need to follow a structure
akin to a lab protocol to have some value. I hate to be wrong, but so
many great discoveries have been made by “mistake”. It is definitively through doing that the knowledge truly becomes
ours. Nowhere is it said that doing has to be boring.
In addition to re-igniting
this spark, which is in itself a very personal experience, that may not
relate to anyone else, there are other advantages to « fluff ». It is a
gateway to discovering a new subject, the information
is easy to understand sometimes simplified to the extreme and it can
spark curiosity without intimidating. Even “Sweep” has some pertinent
Wicca content. First, through all the books a lot of stress is put on
the importance of learning and studying and how
long it can take (a lifetime), which it true. Also, I have taken
special attention to the use of runes, stones and herbs in the 13th
book and it is pretty accurate. So this book still has some learning
value, fireballs aside. The great danger
with “Fluff” is to get stuck in it. When we read books that are based
on superficial research, we soon realize that there is not much info and
we know it all pretty fast. However, reading two or three books cannot
make you an expert. If after reading two
or three books you realize that you have not learnt anything new for a
while, it is time to up your game, to change your material level and
delve into deeper, more researched books, not to proclaim yourself High
Priest or Priestess. Unless you really want
to be the priestess of the Mighty Fluffy Bunny. “Fluff” is good, but
it has its limits. Or it is for entertainment only. In short, “fluff”
is fine, but “fluffy bunny” is not. Being a “fluffy bunny” can mean
only three things: You are intellectually lazy
(or you lack intellectual rigour), you are afraid to question yourself
or you have way to much ego. We cannot put lack of experience in this
category (so the old ones like myself, take three positive breaths).
And lack of experience has no age. If you are
50 years-old and you have just became a pagan, you are as much a
neophyte as the 14-years-old, even if your life experience enables you
to go faster on some parts of your spiritual path. I met 60-years-old
women who were well on their way to become “fluffy
bunnies” because they could not bear to be taught by 20-somethings.
They could not see what people that young had to teach them. Well,
anyone as something to learn from anyone. This is why being a teacher
is so rewarding, you learnt at least as much as
your student.
“Fluff” can also be an
incredible resource to share your knowledge with kids. For example, if
you want to create a family tradition, it is kind of weird to give 6
years-old a doctorate dissertation to read. Even a story
from, let’s say, the Mabinogian is too hard for them. However, a myth
that has regressed to the fairy tale level can be a big help. It is a
foundation and then you build on it. If everyone was only writing
doctoral dissertations, imagine the step the parents
would have to take to put this info at the kids’ level. They would
probably get discouraged. By starting from an already simplified text,
the task is much easier. However, you do need to have an understanding
of your material that is above the “fluff” level
if you want to be able to select the good elements in your story, the
ones on which you can build strong knowledge.
S'abonner à :
Commentaires (Atom)