lundi 13 janvier 2014

Réponse

Aujourd'hui, j'ai eu l'impulsion d'aller faire un tour dans un magasin où il y a des livres usagés à vendre.  Je suis tombée sur le livre "Menopause with Science and Soul" de Judith Boice.  Je ne crois pas que j'ai été surprise une seule seconde, juste intriguée par le contenue du livre.  Dès que mes yeux se sont posés sur la tranche du livre, j'ai su qu'il était là pour moi, que c'était pour que je le trouve que j'avais eu envie d'aller faire un tour dans ce magasin.  En l'ouvrant, j'ai même réalisé que je connaissais certains noms des femmes qui avaient été approchées pour la partie plus spirituelle du livre.  Certain y verront une coïncidence, une synchronicité, j'y vois un message de la Déesse.  Je sais qu'Elle entends quand je m'inquiète, quand je suis insécure.  Aujourd'hui, j'ai su qu'à l'heure de ma ménopause, je trouverais de l'aide, je serais accompagnée, que d'autres femmes me ressemblant avait passé par là et qu'elles avaient écrit sur le sujet.  Aujourd'hui, la Déesse m'a répéter encore une fois d'avancer en toute confiance.  Elle veille sur moi et ça réchauffe mon être tout entier.  

lundi 6 janvier 2014

Menstruations

J’ai eu mes premières menstruations à l’âge de 11 ans et j’en ai maintenant 34 (ou presque).  J’ai harnaché mon cycle avec la pilule pendant 13 de ces 23 années (bientôt les noces d’argent pour toi et moi, Lunes Rouges).  Il y a 7 ans, ma pilule a cessé de fonctionner correctement et son remplacement me faisais littéralement grossir à vue d’œil (ce qui me faisais le lundi ne me faisais plus le vendredi).  J’ai eu la chance d’avoir été assez en confiance pour prendre la « chance » qu’un condom perce et que je devienne enceinte.  Je ne regrette aucunement ces 13 années, la pilule m’a permis d’être souveraine de ma sexualité, de pouvoir faire ce que je voulais avec qui je voulais sans craindre d’être attachée à cette personne si, par malheur, le condom faisait défaut.  Il reste que quand j’ai décidé d’arrêter la pilule, j’ai ressenti une véritable libération.  D’abord, j’ai eu des ovulations pour la première fois depuis des années.  J’ai pu ressentir toutes les parties de mon cycle, tous les changements de mon corps, de mes humeurs, de mes capacités.  Je me sentais plus complète, plus réelle, plus liée à la Terre et plus incarnée dans les autres niveaux de conscience (Disclaimer : experiences may differ.  Ce qui a été pour moi, ne le sera pas nécessairement pour d’autre et n’est certainement pas mieux ou pire que ce que d’autres choisissent ou vivent).  Je me comprenais mieux et je suis persuadée que, dans mon cas, je ne me serais jamais aussi bien connue en restant sur la pilule.  J’aime être menstruée, même si des fois, je souffre atrocement, même si je me fatigue vite, même si j’ai l’humeur, heu, pointue…  C’est pour moi le moment le plus « sorcière » du mois, c’est celui où je me sens le plus focusé pour faire de la magie, même si je n’ai jamais la force d’en faire beaucoup.  Ce que je fais, compte.  C’est le moment où je suis la plus lucide dans mon introspection.  C’est un moment magique et mystérieux.  Et voilà que je contemple la fin de tout ceci.  En étant réaliste, on peut penser qu’il ne me reste qu’une dizaine de bonnes années de menstruations.  Ensuite, mon utérus se tarira, ensuite mes cycles ne seront plus…  Ensuite?  Ensuite quoi?  Qu’est-ce qui vient ensuite?  À quoi ça ressemble, une vie linéaire?  J’avais 11 ans quand mes premières Lunes Rouges se sont déclenchées et mes cycles ont toujours été réguliers depuis.  Je ne me souviens pas du tout de ce qu'il y avait « avant ».  Même sous le joug de la pilule qui décidait quand elles arrivaient, mes menstruations ont toujours été là, fidèles, comme une horloge.  Je n’ai jamais contemplé l’idée de les faire disparaitre.  La Nature, elle, va cependant s’en charger.  Ça me fais peur. 
Dans la Wicca traditionnelle, et dans bien des spiritualités païenne, la vie de la Femme est séparée en 3 : la Jeune (Maiden), la Mère et la Vieille (Crone).  J’ai pris 32 ans avant d’entrer dans la phase de la Mère, j’y suis vraiment incroyablement bien et je ne pourrais en profiter que pendant 10-15 ans?  Ensuite, je passerai à la phase de la Vieille?  Fuck this shit!  Tout comme je ne me sentais pas vraiment une Mère, mais plus vraiment la Jeune non plus avant d’accoucher de mon fils, je ne crois pas que j’aie la sagesse nécessaire à rejoindre l’archétype de la Vieille.  Alors quoi? 
Plusieurs païennes militent pour l’ajout d’une phase à la vie de la Femme.  Selon moi, ça fait du sens, il y a quatre saisons et quatre phases à la Lune (ben oui, Ascendante, Pleine, Descendante, et Noire).  Bien que je ne sois pas certaine de l’appellation que j’ai vu pour cette phase (la Reine), je crois que l’on a besoin de cette phase.  Je serai à l’Automne de ma Vie, mais pas encore rendue à l’Hiver.  Je voudrai continuer à être un peu la Mère et je glisserai lentement vers la Vieille.  Mais cette phase, c’est quoi?  Qu’est-ce qui la caractérise?  Comment elle se vit? Est-ce que je sentirai encore cette force de la magie?  Quel sera mon rôle?  Étrangement, je n'ai pas envie de défricher ce chemin, j'ai envie qu'on me guide un peu, qu'on me donne une idée de ce qui m'attends.  Je sais que personne ne peut vraiment décrire ce qu'un archétype vit ou ressent, pas plus que je ne pouvais m'imaginer ce qu'était l'archétype de la Mère, je ne peux m'imaginer celui de la "Reine", mais j'avais une idée de ce que la Mère était.  On m'en avait parlé, on m'avait expliquer un peu, d'autres femmes avaient partagé leur expérience avec moi.  C'est sécurisant, le partage, l'expérience des autres.  On dirait que pour l'Automne de la vie de la Femme, les femmes sont encore à découvrir, qu'elles même pataugent dans leurs découvertes.  Peut-être que je passe à côté de bonnes ressources ou peut-être que je ne suis pas assez proche de la prochaine phase pour que les connaissances viennent à moi.  Chez les épaulards, les femelles sont ménopausées pendant beaucoup plus longtemps qu'elles ne sont fertiles.  Leur rôle semble être d'aider les autres femelles avec leur petit.  Un rôle actif de conseillère donc.  Je serais à l'aise là dedans, je crois... Je dois faire confiance à la Vie, mais ce soir, j'aimerais un peu plus de guidance. 

samedi 4 janvier 2014

Nouveau départ

Bon, clairement, le projet du Pagan Blog Project fut une demi-réussite au mieux.  
Je me suis rendue compte que l'idée était bonne, mais que le format que j'ai choisi était trop fastidieux.  
Pour l'instant, j'ai besoin d'un endroit où je peux écrire certaine de mes pensées, juste un endroit pour dire ce que j'ai à dire, sans contrainte de temps.  Aussi, ma langue d'expression, c'est le français, la traduction anglaise que je m'imposais à chaque billet ne me semble plus pertinente étant donné que ce blog deviendra plus personnel (mais toujours païen).  

Donc, nouveau départ pour 2014... à suivre!

dimanche 23 juin 2013

I comme dans Inspiration (ou le manque de) / I as in Inspiration (or lack of)

(English translation below)

Pas mal chacun d’entre nous fait des efforts pour avoir une pratique régulière, nous tendons vers une pratique quotidienne.  Pour plusieurs d’entre nous, un des moyens utilisés est la répétition de certains éléments : la célébration des sabbats, des esbats…  Après expérimentation, on trouve ce qui fonctionne, ce qui nous soulève et on le reproduit.  Avec la vie profane qui peut prendre le pas sur la vie sacrée, il peut arriver que les seuls actes magiques que nous fassions soient ces répétitions.  Et avec le temps, on peut devenir blasé, la magie perds de son sens et on commence à avoir envie d’autre chose.  Oui, mais quoi?  On se dit « aujourd’hui, je vais faire un nouveau rituel » ou « aujourd’hui, c’est la plein lune, je vais la célébrer ».  On s’installe devant vos livres, entourés de nos outils, on a peut-être même allumé de l’encens, et... 4 heures plus tard, on est encore là, 40 milles livres ouverts autour de nous, mais rien d’écrit sur ce beau papier blanc qu’on tient à la main (ou sur votre portable ou votre tablette, mais c’est tellement moins romantique.  ).  Ou encore, on lit sur le paganisme et on rencontre  deux millions de sujets qui s’offrent à notre expérimentation, mais tout est soi hors de notre portée soi, pire encore, hors de notre intérêt.  On veut que notre vie reflète l’émerveillement et la révérence que l’on a pour nos déesses, dieux, esprits(…) mais tranquillement, à cause du désintérêt pour les rituels trop usés, le plus proche qu’on en est, c’est de participer à des groupes Facebook païens. 

Rassurez-vous, même s’il y a des exceptions (et nous en connaissons tous au moins une avec laquelle nous ne cessons pas de nous comparer), la plupart des gens passent beaucoup plus de temps à chercher quoi faire (et à être bloqués) qu’à actuellement faire des rituels.  Et avec le temps et la pratique, on voit plus facilement le sacré dans le profane, ce qui diminue le besoin pour des rituels (parfois même complètement, chez certains.  Mais pas chez moi!  ;) ). 

J’ai eu une grosse période de page blanche, il y a quelques années.  Plus rien de ce que je faisais ne me tentais.  J’avais envie de quelque chose de nouveau, de frais, mais mes recherches ne donnaient rien.  J’étais ensevelie par la quantité d’informations (de qualité très inégale) que l’on pouvait trouver sur Internet (soyons honnête, c’est le bordel complet).
Alors je me suis tournée vers ma source d’information favorite : les livres (et ma propre personne).  J’ai commencé par me demander ce que, moi, j’aimais dans ma vie profane.  Je suis partie de là pour voir s’il y avait des pratiques spirituelles qui y étaient relié, si quelqu’un avait un peu défriché le terrain avant moi.  Et oui.  Peu importe ce que vous aimez, il y a sûrement quelqu’un qui l’a utilisé dans une optique sacrée, si j’en juge par le nombre de page web que j’ai consulté.  Le « self-publishing » a aussi explosé avec l’arrivée du e-book et on trouve sur le marché un bon nombre de livre (certains très courts, à peine plus qu’un feuillet) sur les expérimentations faitent par des païens.  C’est de la UPG (unverified personnal gnosis), mais c’est un bon point de départ (voir F comme dans Fluffy).  Il y a aussi quelques livres qui constituaient de vrais mines d’or d’idées, comme les Magical Almanac de Llewellyn.  Ces livres proposent de courts articles sur plusieurs, plusieurs sujets qui font de bon points de départs pour l’exploration.  Je suggère de ne pas lire le livre d’un coup, mais de lire un ou deux articles par jour, juste avant le coucher par exemple, pour nous laisser le temps de réfléchir, de les intégrer et de voir lesquels éveillent notre curiosité.  Il existe aussi plusieurs bonnes revues accessibles par le net ou la poste.  Chez nous, nous avons entre autre le Soleil de Minuit qui est publié gratuitement tous les 3 mois.  Et quand c’est possible, utiliser les ressources des bibliothèques publiques.  Plus il y a de livres sur le paganisme qui sont empruntés, plus il y en aura d’achetés.  


Bref, voici mes petites étapes pour résoudre la panne d’inspiration.

1- Savoir ce qu’on aime dans la vie (c’est l’étape la plus longue)
2- Trouver ceux qui ont utilisé cet intérêt dans leur pratique avant nous (Ben, oui, il y en a.  Oui, ça se peut qu’il n’y ait que trois autres personnes dans le monde qui créent des statues de Déesses avec des bananes, mais c’est 2013.  Ils sont sur le net)
3- Lire, mais pas trop.  C’est lourd quand on est en panne, ça décourage.
4- Essayer
5- AVOIR DU PLAISIR
6- Lire plus
7- « Fais-le ou ne le fais pas… Il n’y a pas d’essai. » Fini le niaisage, on s’y plonge. 

Si c’est plate, si on arrive au bout de notre intérêt, recommencer l’étape 1


Pendant que je figurais l’étape 1, faire des petits gestes dans ma vie profane pour souligner les événements sacrés m’a beaucoup aidé.  J’ai établis plusieurs traditions culinaires pour les jours de sabbats.  C’était facile de trouver des recettes liées avec les différents sabbats et comme j’allais cuisiner de toute façon, aussi bien combiner les deux.  Ma plus grande réussite fut le Pain du soleil qui revient que je fais à Imbolc.  Mon mari est très au courant de la date de Imbolc.  C’est son festival préféré, parce-que… Pain du soleil qui revient.  Étrangement, ce moyen qui ne devait servir qu’à garder ma connexion avec le cycle des saisons est devenu un pilier de ma pratique.  Il m’a permis de toucher au Kitchen Witching et à prendre pleinement conscience des particularités des saisons de l’endroit où je vis.  J’adaptais mes recettes en fonction de ce que je pouvais trouver localement.  J’ai aussi adapter mes rituels des sabbats à ces particularités quand je m’y suis remis.  Même les plus petits pas peuvent mener à une découverte importante. 

Je vous propose un petit concours, j'ai trois Magical Almanach d'années passées et j'en offre un aux trois premières personnes qui laisseront une réponse à ce billet.  Ce sont des copies usagées, dont une qui provient d'une bibliothèque publique et ils sont en anglais.  Ce concours n'est ouvert qu'aux Canadiens et aux Américains.  
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Most of us try to have a regular practice, we aim toward a daily practice.  For some of us, a way used to achieve regular practice is repeating some elements: celebrating sabbats and esbats for example.  We experiment, find what works, what makes us rise and we do it again and again.  With profane life that can take over sacred life, these repeating actions can become the only actions we do.  With time we become blasé, magic loses its sense and we are longing for something new.  Yes, but what?  We tell ourselves « today, I will create a new ritual » or « tonight is the Full Moon, I will celebrate it”.  We sit before our books, surrounded by our tools, we may even have lighted incense and… 4 hours later, you are still there, 40 thousands books opened around us, but nothing is written on this beautiful white paper we hold in our hand (or on your laptop or tablet, but it is way less romantic.).  Or we are reading on paganism and we come across two million subjects we could explore, but none are easily affordable, or worst, none genuinely interest us.  We want our lives to reflect our awe and our reverence for our goddesses, gods, spirits (…) but slowly but surely, because of our disinterest for worn out rituals, the closest we are to it, is being active on pagan Facebook groups. 

Let me reassure you, even if there are exceptions (and we all know at least one and always compare ourselves with her/him), most people spend more time searching for what to do (and getting stuck) then actually doing any ritual.  And with time and practice, it gets easier to see the sacred within the profane, which reduces the need for rituals (even completely for some people.  But not me!  ;)  )

I was hit with this boredom a few years ago.  Nothing I was doing was fulfilling anymore, I did not feel like doing any of it anymore.  I wanted something new, something fresh, but my research were not giving any good results.  I was overwhelmed with the amount of informations (of very uneven quality) on the Net (let’s be honest, it is quite a mess).
So, I turned to my favorite source of info: books! (and myself ;)  ).  I started by asking myself what I liked in my profane life.  I went from there to see if there was any spiritual practices related to my interests, if anyone had stared the work before me.  And yes, there were.  Judging by the number of web results in Google, whatever you like in your profane life, chances are, somebody uses it in a spiritual way.  With the arrival of ebooks, self-publishing has become easier and a lot of books written by pagans about their experiences are now available (some are very short, no more than 10 pages long).  It is obviously UPG, but they can be a good starting point (see F as in Fluffy).  There are also books that are a goldmine of ideas, like the Magical Almanac published by Llewellyn.  These books are a collection of very short articles on many, many different subjects.  I suggest that you do not read them cover to cover on one sitting, but that you read one or two at a time, before going to bed for example, and that you give yourself time to think about them, to see which one interests you enough to pursue the exploration.  There is also a lot of webzines (or regular magazine) that can do the same for you.  And when possible, use your public library.  The more you borrow books on paganism or paganism-friendly subjects, the more libraries will buy books about these subjects. 

So… Here are the steps I follow when I get stuck.

1- Knowing what I like in life (this is the longest step)
2- Find people who share this interest (Yes, they are there.  Yes, it is possible that only three other person who like to make goddess statuary out of bananas, but it is 2013, they are on the internet).
3- Read, but not too much.  It is tiresome and, when you are in one of those dry spell, it can discourage you.
4- Try
5- HAVE FUN
6- Read some more
7- “do or do not, there is no try”.  No more fooling around, it is time to truly dive in.

If in the end, we get bored again or if we simply reach the end of our interest, we go back to #1

As I was figuring step 1, I found that taking small actions, in my profane life to acknowledge sacred events helped a lot.  I established many culinary traditions for sabbats.  It was easy to find recipes online and as I was going to cook anyway, why not combine the two?  My biggest hit was the Bread of the returning sun, which I make at Imbolc.  Now, my husband awaits Imbolc much more than I do.  It is his favorite festival because… Bread of the returning sun.  These little recipes, which were only supposed to help me keep in touch with the cycle of seasons, became a very important part of my practice.  Through them I experimented with Kitchen Witching and I took the whole measure of the particularities of the climate in which I live in.  I adapted the recipes according to what I could find locally.  When I went back to celebrating the sabbat « properly », I also adapted my rituals accordingly with these particularities.  Even small steps can lead to important discoveries. 

And I have a small contest, I have three Magical Almanach and I will give one to the first three person to leave an answer on this message.  They are used copies and one of these comes from a public library.  This contest is open only to Canadians and Americans, sorry about that.  


H comme dans Halloween (ou la difficulté de réconcilier le profane et le sacré). / H as in Halloween (or the difficulty of reconciling profane with sacred).

(English translation below)

Mon mois préféré, c’est définitivement Octobre.  L’air est plus frais, les feuilles rougiront et tomberont dans le mois.  La vie devient calme et même les sons semblent feutrés.  En plus, c’est le mois où je vais à Salem.  En plus, Octobre culmine avec Halloween et Samhain. 

Halloween, c’est la PLUS, PLUS MEILLEURE FÊTE DE L’ANNÉE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!  On se déguise, on sort la nuit, on se couche tard et, bonus, on ramasse des bonbons!  C’est aussi le moment de l’année où je peux décorer à mon goût sans que ça n’y paraisse.  Après, je peux « oublier » une ou deux décorations.  Pour toujours.  Ça pourrait arrivé.

Mais Halloween c’est aussi Samhain, le plus sacré de tous les sabbats (pour moi).  Celui où j’honore mes ancêtres, où j’accueille la Mort et où je remercie d’être encore en vie.  C’est celui où j’accompagne le Dieu Cornu dans sa mort, dans son sacrifice, où je pleure avec la Déesse. 

Comment réconcilier ces deux célébrations si différentes, surtout que les deux ont lieu le même soir?  Lors de mes jeunes et folles années, je les séparais.  Je fêtais Halloween jusqu’à ce que les enfants aient finis de passer (les ados, vous êtes des enfants quand vous passez Halloween, essayez pas.  Et c’est correct, mais venez déguisés.  Sinon vous aurez du brocoli.).  Par la suite, je m’enfermais dans ma chambre, puis plus tard mon salon, j’ouvrais mon cercle et je célébrais le sabbat.  Mon seul problème était quand j’avais un party d’Halloween le soir même de Samhain.  Je célébrais généralement après le party et ce n’était jamais à la hauteur de mes attentes.

Avec la naissance de mon fils les choses ont changé (je vous ai déjà dit que tout changeait avec un enfant?  Oh. Dans tous mes messages à date?  Êtes-vous sur?  Ben, c’est vrai.  Ce qui est étrange, c’est qu’une fois que le bébé est là, on s’en fout que ça change.  Je l’ai déjà dit aussi?).  Les cérémonies tard le soir, ben, non merci!  Je dois dormir, parce-que Petit Loup ici présent, lui, il se réveille à la même heure tous les jours.  Pis cette heure, c’est 5h30 am.  Ark.
Donc, comment on s’y prends.  Premièrement, j’ai inclus certaines pratiques plus spirituelles dans le profane, comme d’ajouter une place à la table pour les ancêtres qui veulent venir prendre un repas avec nous.  J’ai aussi la chance d’appartenir à un coven, alors j’ai célébré en coven, mais j’aurais pu appliquer à ma pratique solitaire le même raisonnement que nous avons appliqués en groupe.  Premièrement, c’est possible de réduire au minimum les activités qui sont vraiment améliorer en respectant la date exacte du sabbat.  Par exemple, lors de Samhain, le voile entre les deux mondes est plus minces, c’est pour moi le bon moment pour la divination, les messages passent mieux.  Donc, faire un tirage cette nuit-là, pour moi, est particulièrement approprié.  Je peux faire cette activité rapidement et efficacement.  L’énergie de Samhain reste pendant quelques jours, on s’est donc donné le droit de reporter notre cérémonie d’un ou deux jours.  Aussi, il est possible de profiter de cérémonies publiques qui sont offertes dans notre région.  Ce n’est pas nécessairement représentatif de ce que l’on fait dans notre pratique personnelle, mais ce sont quand même de beaux rituels.  Et en y participant, on se sauve de toute la préparation, en plus de rencontrer des gens qui nous ressemblent.  En plus, la plage horaire est fixée alors on ne reporte pas indéfiniment notre rituel pour plier du linge, faire la vaisselle et autre tâches, toutes plus palpitantes les unes que les autres, jusqu’à ce qu’il soit finalement trop tard pour entreprendre quoi que ce soit de magique. 

Ce sont de petits trucs, mais ils m’ont bien aidé.  Le plus important est de se donner la permission d’être flexible et de bien ordonner nos priorités. 

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My  favorite month is, without a doubt, October.  The air is crisp, the leaves will turn red and fall within this month.  Life becomes more calm, more relaxed, even the sounds are muffled.  And it is the month where I go to Salem.  And October culminates with Halloween and Samhain.

Halloween is the BESTEST MOST BEST HOLIDAY OF THE YEAR!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!  We dress up, we go out at night, we go to bed late and, bonus, we get free candies!  It is also the time of the year where I can decorate according to my taste.  And one or two pieces could be “forgotten” after the holiday.  Forever.  That may happen. 

But Halloween is also Samhain, the most sacred of the sabbat (for me).  It is the one where I honor my ancestors, where I welcome Death and give thanks to still be alive.  It is the one where I accompany the Horned God to his death, in his sacrifice, where I weep with the Goddess. 

How to reconcile both, when they happen on the same night?  In my wild years, when I was young and reckless, I would separate them and celebrate both in the same night.  I would wait until the children were done ringing my bell (teens, you are considered children when you trick or treat.  It is fine by me, but come in disguise.  Otherwise, you will get broccoli).  Then, I would lock myself in my room, and later in my living room, I would open my circle and begin my ceremony.  My only problem was when I had a party on Halloween’s night.  I would celebrate Sahmain after, but it was never as great as I had envision it.

With the birth of my son, things changed (have I ever said that having a kid changes everything?  Oh.  In every post so far?  Are you sure?  Well, it does.  But the weird thing is that once you have your kid in your arms, it does not matter.  I already said that too?).  Ceremonies late in the night are out of the question.  I need to sleep as my Little Wolf will wake up at the same time every day.  And that time is 5h30 in the morning.  Urg. 
So, how can I do this?  First, I included more spiritual practices in my profane life.  For example, I dressed the table for one more person this year, just in case any of our ancestors would like to come and eat with us.  I also have the chance to be a member of a coven, so I celebrated with them, but the same reasoning we made could be applied to my personal practice.  First, it is possible to reduce to a strict minimum what you really need to do on the exact night of the sabbat.  For example, at Samhain, the veil between the world is thinner, so it was important for me to do some divination on the exact night of Samhain.  However, the energies of Samhain linger for a while longer, so we gave ourselves the right to postpone our ceremony a few day later, on a less busy day.   It is also possible to take advantage of the public rituals in your area.  They may not be as profound as your personal rituals, but they are still meaningful.  By attending, you cut all the preparation time and you meet like-minded people.  Furthermore, the date and time is already set, so you cannot push back the time of your ritual for folding clothes or washing the dishes or any of these thrilling tasks until it is too late to do any magical work. 


These are little tricks, but they have helped me in the last year and a half.  The most important things are to give ourselves permission to be flexible and to put our priorities straight.

mardi 23 avril 2013

G comme dans Gaïa / G as in Gaïa

English translation below.

Pour cette entrée, j'ai demandé à ma bonne amie Sòlveig Thémÿs de vous parler d'une déesse très chère à son coeur.  J'espère que vous apprécierez!  :)

G comme Gaïa

Pour cette lettre, j’ai été invitée à vous parler de ma déesse Gaïa. Évidemment, il est facile de trouver des informations sur l’internet alors, je vais plutôt vous décrire ma relation avec Celle qui m’accompagne depuis 10 ans.

Cette Déesse, née du chaos, est arrivée dans ma vie à un moment assez chaotique. Venue de nulle part, Gaïa a su remplir un vide que je savais présent, mais que j’ignorais comment régler. Longtemps, je me suis demandé pourquoi Elle? Pourquoi n’ai-je pas une Déesse plus connue, plus « cool »?

Je crois que la réponse est que j’avais besoin d’Elle. Gaïa est vraiment une déesse maternelle, aimante, mais exigeante à sa manière. S’attendant toujours au meilleur de moi-même tout en s’assurant de voir les efforts accomplis. Elle est patiente (très!), car elle me connaît. C’est la clé de sa présence, j’avais besoin d’une figure maternelle pour combler celle que j’ai trop idéalisée dans ma vie profane.

Je crois aussi que ça revient au peu à la question : sommes-nous choisis ou choisissons-nous nos divinités-guides. Je crois que c’est le deux, le choix est conscient et inconscient. Parce que bien souvent, nous nous sommes renseignés et espéré qu’une divinité particulière vienne à nous. Mais notre inconscient vient brouiller les cartes avec une autre. Parce que le but d’une Déité patronne est de justement nous guider et nous amener ailleurs.

Et Gaïa a fait justement ça avec moi, je peux facilement dire que je suis une personne meilleure grâce à sa présence dans ma vie.

Par Sòlveig Thémÿs


For this entry, I asked one of my good friends, Sòlveig Thémÿs, to talk to you about a goddess that is very important to her.  I hope you will enjoy her post!  :)

G as Gaia
For this letter, I have been asked to tell you about my goddess Gaia. Obviously, it is easy to find information on the internet so I’m going to tell you about my relation with the One who has been there for the past 10 years.

This goddess, born of chaos, came into my life at a time rather chaotic. From nowhere, Gaia came to fill a void that I knew but didn’t know how to fix. For a long time, I wondered why Her? Why don’t I have a more known cool goddess?

I think the answer is that I needed Her. Gaia is a really nurturing goddess, loving but demanding in its own way. She always expects the very best from me while seeing all the effort I put into it. She is (very) patient because she knows me. This is the key to her presence, I needed a mother figure to fill the too idealized figure I had in my life.

I also think it comes down to just the question: are we chosen or do we choose our divine guides. I believe it is both; the choice is conscious and unconscious. Because often, we inquired and hoped a particular deity come to us. But our subconscious is muddying the water with another. And because the purpose of a Main Deity is just to guide us and lead us elsewhere.

And Gaia did just that with me, I can easily say that I am a better person thanks to his presence in my life.

By Sòlveig Thémÿs

F comme dans ­"Fluff" (et son importance) / F as in "Fluff" (and its importance)

English translation below

D’abord, je tiens à m’excuser pour le silence des dernières semaines.  J’étais complètement et irrémédiablement bloquée sur la lettre F.  Et pourtant, il y a longtemps que je voulais écrire sur le « Fluff ».  Y a-t’il pire chose que d’être taxé de « Fluffy Bunny » dans le merveilleux monde du paganisme?  Quelle ignominie.  Les émissions comme Charmed ou les films comme « The Craft » définissaient les pourtour du Fluffy Bunny lorsque j’ai entamé ma voie spirituelle.  Ce qui définit les pourtours depuis?  Je ne pourrais le dire, vu que je m’en tiens , oh!, si loin, moi grande prêtresse de La Morrigan, érudite et éduquée!  Je ne lis pas n’importe quoi, moi Messieurs, Dames.  Que neni.  Je lis seulement des historiens connus, des livres reconnus dans le domaines et/ou qui ont une bibliographie longue de 200000 pages et des thèses doctorales.  Loin de moi, tout ce « fluff »! 



Et pourtant… J’ai commencé à lire « Sorcière » de Cate Tiernan. 



Allez-y, jugez-moi!  Vous ne pouvez pas me faire pire que ce que je me fais déjà.  Il reste que je viens de finir le 13e tome.  Non seulement, je lis ces livres, mais en plus, je les lis en français.  Gasp!  Mais où est passé ma rigueur intellectuelle?  N’ai-je donc plus peur de perdre une subtilité de langage en lisant une traduction? Ben, non, quand même, pas pour ces livres-là.  Je ne me souviens même pas comment j’ai ouvert le premier tome.  Je pense que j’ai lu sur un forum l’introduction d’une jeune fille de 14 qui disait avoir découvert la Wicca par ce livre et je voulais vérifier l’étendue des dégâts.  Ouais, je suis ce genre de snobinarde.  Le premier livre m’a proprement horrifié.  C’était plein d’aberration sur la Wicca qui est décrit comme une religion millénaire (ça n’a même pas 100 ans), les sept familles de sorcières de sang (Oh, my freaking Gods!) et c’est à peine si ces dites sorcières de sang ne lancent pas des Fireball avec leur esprit.  Bref, ça ne vole pas haut.  J’ai donc expliqué en long et en large combien ces livres étaient insignifiants à tous ceux qui me le demandait et à une bonne partie des gens qui ne m’avaient rien demandé du tout.  Pourtant, l’histoire ne me sortait pas de la tête.  Une semaine plus tard, j’avais le deuxième entre les mains.  (Loué à la bibliothèque quand même.  Faut pas exagérer).  Bien que le poil me lève encore sur les bras en lisant certains passages particulièrement erroné et irritant (une personne qui nous est destiné, que l’on reconnait?  Il manque juste une aura à la Chevaliers d’Émeraude, pis on est en business.  ((Hen, quoi? Nanon, je ne les ai pas lu, pfft, tsst, pour qui me prenez-vous!))), j’avoue à mon grand désespoir que j’aime vraiment ça.  Je crois que la plus grande raison pour cet amour, c’est que ça me ramène à mes débuts dans la paganisme.  Ça me ramène à la magie de la découverte, à l’émerveillement devant tout ce que je pouvais apprendre, tout ce que je pouvais faire.  À l’immensité des possibilités qui s’ouvraient à moi.  Cette série réveille la petite étincelle dans mes yeux.  Cette étincelle a tendance à perdre de son éclat quand on s’use trop les yeux dans des livres et qu’on ne la nourrie pas assez de lumière.  Cette lecture me donne le goût de faire en plus de savoir.  Soyons honnête, si j’attends de tout savoir sur un sujet avant de l’expérimenté, je ne ferai jamais rien.  J’avais un peu oublié que faire c’était aussi le fun, que faire faisait aussi partie de l’apprentissage, que le faire ne doit pas nécessairement prendre l’allure serrée d’un protocole de lab pour être valable.  Je déteste me tromper, mais pourtant de grandes découvertes furent faite par « erreur ».  C’est définitivement par le faire que ce que l’on apprends devient vraiment notre.  Il n’est écrit nulle part que de faire devait être ennuyant. 



En plus de réveiller cette flamme, qui en soit est une expérience bien personnelle et peut-être ne s’applique à personne d’autre, il y a un autre grand avantage au « fluff ».  C’est une porte d’entrée dans un sujet, ce sont des informations faciles à comprendre, souvent simplifiées à l’extrême qui éveille la curiosité sans intimider.  Même la série « Sorcière » n’est pas complètement dénuée de contenu pertinent pour la Wicca.  D’abord, pendant toute la série, on parle de long apprentissage, de besoin d’étudier, de se cultiver, ce qui est vrai.  Aussi, j’ai particulièrement porté attention aux herbes, pierres et runes dans le dernier tome que j’ai lu et j’ai dû admettre que les correspondances étaient bonnes.  Donc, ce livre n’est pas complètement une cause perdue, fireballs misent à part.  Le grand danger du « fluff », c’est d’y rester accroché.  Quand on lit des livres qui ne proviennent pas de recherches très creusées, on se rends compte qu’on a rapidement fait le tour de l’information.  Lire deux, trois livres sur un sujet ne fais pas de nous des experts.  Si au bout de ces deux, trois livres on se rends compte qu’on n’apprends plus rien, il est temps de changer de niveau de lecture, d’approfondir, de chercher des auteurs plus académiques ou plus expérimentés et non pas de se proclamer grand prêtre ou grande prêtresse.  À moins de prendre le titre de Grande Prêtresse du Lapin Soyeux.  Le « fluff » c’est bien, mais ça fait son temps.  Ou ça sert à divertir.  Bref, le « fluff » c’est correct, mais être un « fluffy bunny », non.  Être un « fluffy bunny », ça démontre soi une paresse ou un manque de rigueur intellectuelle soi une peur de se remettre en question soi un égo démesuré.  Le manque d’expérience ne peut pas être entré dans cette catégorie (alors les vieux comme moi, on prend 3 respirations positives).  Et le manque d’expérience n’a pas d’âge.  Quand on se converti à 50 ans, on est autant néophyte qu’une jeune fille de 14 ans, même si notre expérience de vie nous permet d’avancer certaines facettes de notre spiritualité plus rapidement.  J’ai connu des femmes près de la 60aines qui se condamnaient à être des « fluffy bunny », car elles refusaient d’apprendre de gens dans la vingtaine qui étudiaient pourtant depuis une dizaine d’années.  Elles ne pouvaient pas croire que des gens de cet âge avaient des choses pertinentes à leur apprendre.  C’est bien dommage…  Tout le monde a des choses à apprendre de tout le monde, la relation de professeur est très enrichissante pour ça, on y apprend souvent autant sinon plus que les élèves. 

Le « fluff » peut aussi être un grand atout pour partager ses connaissances avec des enfants.  Par exemple, si on veut créer une tradition familiale, il est un peu difficile de mettre dans les mains d’enfants de 6 ans une thèse de doctorat.  Même une histoire du Mabinogi, ce n’est pas évident.  Par contre, un mythe qui a régressé au rang de conte peut être une très bonne introduction.  On bâtit peu à peu dessus.  Si tout le monde n’écrivaient que des thèses doctorales, il y auraient un pas tellement grand à franchir pour les parents (ou autre) qui veulent enseigner aux enfants qu’ils se décourageraient probablement.  Un texte déjà simplifié peut être utilisé tel quel ou encore simplifié pour atteindre le niveau des enfants.  Cependant, il faut connaitre son matériel bien au-delà du niveau « fluff » si on veut choisir les bons éléments sur lesquels on pourra bâtir une connaissance forte. 



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First, I want to say that I am sorry for my silence these last few weeks.  I was really stuck on the letter “F”, which is weird since I have been wanting to write on “fluff” for a while now.  Is there something worse than being called a “fluffy bunny” in the wonderful world of paganism?  TV programs like “Charmed” and movies like “The Craft” were defining the boundaries of “fluff” when I started my spiritual path.  What is defining these boundaries nowadays?  I could not say as, I, great priestess of the Morrigan, erudite and educated, make every effort to stand far from the “Fluffu bunny”.  I do not read rubbish, Ladies and Gentlemen.  Oh, no!  Not me!  I only read books by renowned historians, books recognized in their fields and/or that have a 200000 pages long bibliography or doctoral dissertations. 



But, I have started to read Cate Tiernan’s Sweep.



Go ahead, judge me!  You cannot do worst that what I am doing myself.  Still, I just finished the 13th volume.  Not only am I reading these books, but I am reading them in French.  Gasp!  Where is my intellectual rigour?  Am I not scared that I may lose something in translation?  Well, no, not for these books.  I am not sure how I started reading the first book.  I think I saw on a forum a 14-years-old saying that she discovered Wicca by these books and I wanted to see how much damage had been done.  Yeah, I am that kind of snob.  ;)  The first book horrified me.  It was full of aberrations about Wicca, which is described as being thousands of years old (try not even 100), where there are seven families of blood witches (oh, my freaking Gods!) and these witches are almost able to throw fireballs with their minds.  Not very good.  I explained in details to anybody who wanted to hear me out and a lot or just happened to be within earshot, how irritating this book was.  However, I could not stop thinking about it.  A week later, I had the second one in my hands (lent from the library, no need to exaggerate here).  Even if my skin still crawls at certain passages (you can actually physically feel your soul mate?), I must admit, to my dismay, that I like these books.  My love (yeah, there I said it: love) probably comes from the fact that these books bring me back to the beginning of my spiritual path.  They bring me back to the magic of discovery, to the awe before all that there was that I could learn, before all I could do.  They bring me back to the vastness of possibilities that could be mine.  This series brings back the light in my eyes, the one that was dimed because it may have looked too long at pages and not enough at other sources of Light.  Reading Sweep makes me want to do in addition to know.  Let’s be honest, if I wait to know all there is to know on a subject before experimenting, I will never do anything.  I think I may have forgotten a bit about the joy of doing, that doing is part of learning and that doing does not need to follow a structure akin to a lab protocol to have some value.  I hate to be wrong, but so many great discoveries have been made by “mistake”.  It is definitively through doing that the knowledge truly becomes ours.  Nowhere is it said that doing has to be boring. 



In addition to re-igniting this spark, which is in itself a very personal experience, that may not relate to anyone else, there are other advantages to « fluff ».  It is a gateway to discovering a new subject, the information is easy to understand sometimes simplified to the extreme and it can spark curiosity without intimidating.  Even “Sweep” has some pertinent Wicca content.  First, through all the books a lot of stress is put on the importance of learning and studying and how long it can take (a lifetime), which it true.  Also, I have taken special attention to the use of runes, stones and herbs in the 13th book and it is pretty accurate.  So this book still has some learning value, fireballs aside.  The great danger with “Fluff” is to get stuck in it.  When we read books that are based on superficial research, we soon realize that there is not much info and we know it all pretty fast.  However, reading two or three books cannot make you an expert.  If after reading two or three books you realize that you have not learnt anything new for a while, it is time to up your game, to change your material level and delve into deeper, more researched books, not to proclaim yourself High Priest or Priestess.  Unless you really want to be the priestess of the Mighty Fluffy Bunny.  “Fluff” is good, but it has its limits.  Or it is for entertainment only.  In short, “fluff” is fine, but “fluffy bunny” is not.  Being a “fluffy bunny” can mean only three things: You are intellectually lazy (or you lack intellectual rigour), you are afraid to question yourself or you have way to much ego.  We cannot put lack of experience in this category (so the old ones like myself, take three positive breaths).  And lack of experience has no age.  If you are 50 years-old and you have just became a pagan, you are as much a neophyte as the 14-years-old, even if your life experience enables you to go faster on some parts of your spiritual path.  I met 60-years-old women who were well on their way to become “fluffy bunnies” because they could not bear to be taught by 20-somethings.  They could not see what people that young had to teach them.  Well, anyone as something to learn from anyone.  This is why being a teacher is so rewarding, you learnt at least as much as your student.

“Fluff” can also be an incredible resource to share your knowledge with kids.  For example, if you want to create a family tradition, it is kind of weird to give 6 years-old a doctorate dissertation to read.  Even a story from, let’s say, the Mabinogian is too hard for them.  However, a myth that has regressed to the fairy tale level can be a big help.  It is a foundation and then you build on it.  If everyone was only writing doctoral dissertations, imagine the step the parents would have to take to put this info at the kids’ level.  They would probably get discouraged.  By starting from an already simplified text, the task is much easier.  However, you do need to have an understanding of your material that is above the “fluff” level if you want to be able to select the good elements in your story, the ones on which you can build strong knowledge.